Jypc a cherché longtemps cette « puissance d’exister » dont parle Spinoza , à Bordeaux notamment où il entama ses études de philosophie, et à Paris avant d’obtenir son doctorat. Mais à présent, la démarche « intello » et ses discours, ne l’intéresse plus.
Après un passage aux Beaux arts, compétent ou pas, il a décidé seulement d’être peintre.
Peintre de la femme bien sur avec son interpellation viscérale tels Gustav Klimt ou Egon Schiele, mais surtout, lassé des figurations trop descriptives, trop limitées par les lignes, les formes et les couleurs « fauvistes » ou « impressionnistes », il rêve du tableau blanc de Kasimir Malevitch et aspire à cette expression ultime que viserait la pure abstraction libérant des mots comme du trait.
L’Ecole de New York : Paul Jackson Pollock, les de Kooning, Mark Rothko, …Sam Francis également , furent la révélation, une porte ouverte dans l’univers du Sens et de la sensibilité.
Ces artistes d’outre atlantique des années cinquante en rupture avec les surréalistes, les coloristes français, l’impressionnisme et ses gares Saint Lazare, osent une gestuelle sans contrainte, expriment les rythmes intérieurs dans des arabesques centrifuges, une danse inconnue, et puis surtout, par effacement, par absorption, par étalement des pigments, à la manière de Rothko, réalisent ces aplats monotones, ce bord de la vie réelle départi de toute décoration, du faux semblant, de la facilité anecdotique, seulement barré par des surfaces lisses et blanchâtres, un « empaquetage au sparadra » pour un dernier voyage.
Dés lors la peinture de JYPC sera métaphysique ou bien ne sera pas : une interrogation existentielle sur l’inanité des signes, le leurre de toute figuration.